A propos

Qui suis-je ?

Journaliste radio pendant plus de 30 ans, j’ai déposé le micro en juin 2024. Besoin de faire une pause, de quitter un média dont la ligne éditoriale était en train de changer… et ne me convenait plus. Dans un paysage médiatique en plein chamboulement.

Comme journaliste, j’ai d’abord parcouru le Finistère pendant 10 ans, puis la France et le monde ensuite. Avec pour fil rouge pendant ces plus de 30 années le désir d’aller à la rencontre de celles et ceux que l’on entend peu en général, celles et ceux dont je crois que la parole manque au monde : les pauvres, les « sans » (ainsi nommés comme s’il fallait les définir par ce qu’ils n’ont pas, au mépris de leur riche expérience de vie dont nous nous privons en ne les écoutant pas), les personnes avec handicap. Les enfants aussi. Et puis les personnes en migration que j’ai aussi beaucoup rencontrées comme bénévole à l’association JRS France. Et puis le reste du vivant, tout ce qui n’est pas nous les humains et auquel nous sommes intimement liés même si souvent nous n’en avons cure.

Après avoir habité à Lyon pendant 23 ans, je suis de retour dans le Finistère, à Brest. Et j’ai décidé de me lancer dans un projet qui me trottait dans la tête depuis longtemps : apprendre le breton. Un an de formation intensive, 35 heures par semaine en 2024/2025. Puis la fac, en licence de breton, L2 en 2025/2026 et L3 à venir. La suite ? On verra bien.

Pourquoi un blog ?

Ça fait longtemps que j’y pense et que j’hésite… par flemme, mais aussi par peur : peur d’encombrer le web déjà si saturé d’une prose inutile, redondante. Mais l’envie est plus forte : j’aime écrire et j’ai envie de partager, d’échanger sur la marche du monde proche ou lointain. J’ai aussi envie de partager mes clichés de photographe du dimanche parce que les photos des autres me font souvent du bien.

[Glaz], kezaco ?

C’est du breton. Habituellement on le transcrit plutôt avec un s : « glas ». Je l’ai écrit en phonétique avec un z et des crochets pour que la prononciation soit claire. C’est un adjectif qui n’a pas d’équivalent en français : « glas » qualifie ce qui est bleu mais aussi ce qui est vert naturel par opposition à « gwer » utilisé pour le vert artificiel. La végétation est donc « glas ». Comme la mer. Certains disent d’ailleurs que la mer est « glas » quelle qu’en soit la nuance, du gris jusqu’au vert. J’aime l’idée de cette couleur changeante, qui fait droit à la nuance, à l’incertitude. Ce dont nous manquons aujourd’hui je crois. Nous vivons un temps où l’on assène, où la parole est souvent violente. J’espère faire ici le contraire. J’ai des convictions et l’envie de les partager, mais je veux être capable de rester toujours ouverte au dialogue et de dire quand je ne sais pas, quand j’ai besoin que d’autres m’éclairent.

Ce qu’on y trouve.ra

Des textes (des billets de blog mais peut-être aussi des poèmes si j’ose), des photos, des podcasts (des émissions qu j’ai réalisées dans ma vie d’avant et aussi des nouvelles bientôt j’espère). Et peut-être d’autres choses… on verra.

Et des échanges j’espère !